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Je suis pour ma part arrivé dès mercredi midi chez Bertrand, où j'ai retrouvé Rémi ainsi que René et Monique. Petit vol (plouf) de découverte avec René en début d'après-midi sur le site de Paros, au dessus du village de Quézac (où se trouve la source de l'eau minérale gazeuse du même nom). Vent quasi nul. Impecc, j'en profite pour réviser le décollage dynamique ! Le site de Paros est situé au bord du Causse de Sauveterre ; il présente 400m de dénivelée. Le large déco est orienté Est et l'atterrissage se fait à côté du Lot, à proximité d'une résurgence d'eau minérale - très appréciable en ce milieu de journée chaud et lourd ! Ce genre de détail ne trompe pas, cette CC promet d'être un modèle d'organisation ! Nous accompagnons ensuite Bertrand sur le Serre de l'Aspic (petit sommet situé 5 km derrière le déco de Paros) pour y cacher le trésor qu'il faudra aller chercher - en volant - au cours de la CCL. Nous déroulons de larges banderoles au sommet afin que le survol du site permette d'identifier une croix au sol, et donc de localiser l'emplacement du trésor. L'orage menace, nous rentrons dare-dare chez Bertrand et je téléphone à Toulouse afin de donner quelques instructions pour modifier les réglages de la MétéoMachine©. Il est en effet important de tenter d'éviter le mauvais temps sur la Lozère les jours à venir ! Ouverture officielle de la CCL le jeudi 29 au matin à Chanac, lieu d'hébergement des CCistes (hôtel, VVF ou camping). Bertrand distribue à tous des photocopies de cartes de la région, sur lesquelles sont figurées les principaux sites de vol (Chanac, Barjac et Paros), ainsi que la localisation du trésor ! Nous nous installons dans les navettes de 9 places (plus une remorque pour les voiles) et allons sur le site de Paros où aura lieu le pic-nique. Il fait très beau, le vent est faible de face mais le risque d'orage dans l'après-midi n'est pas à écarter. Le vent diminue peu à peu (il finira par passer arrière en milieu d'après-midi, avec une dérive Ouest perceptible). Certains tiennent au déco, d'autres montent un peu au dessus et la majorité (dont je fais partie) plouffe. Lors de son second vol André (Amyot) aura fait un très beau gain (600m ?). Il part, un peu contré, à la chasse au trésor. L'ayant en radio, je lui donne quelques indications mais j'évalue mal sa position et l'envoie trop sur la gauche. Il se vachera à 1,5 km du but, n'ayant pu voir la croix depuis le ciel... Nous finissons l'après-midi sur le site de Barjac (orienté Ouest, au bord du Causse de Changefège) mais le vent est trop fort pour nous permettre de voler sereinement. Qu'à cela ne tienne, Bertrand nous amène sur un site permettant le travail au sol à 3kms en retrait de ce déco trop venté. Les premières initiations ont lieu (Richard, André le nivernais) et nous pourrons facilement retourner voler si les conditions s'améliorent. Ce ne sera finalement pas le cas, le vent s'inversant brutalement en fin de journée pour passer Est. Cap vers l'apéritif (excellent rhum envoyé par Régis) puis le dîner. Le lendemain matin, après une rapide visite à Paros (vent arrière au déco) , nous filons à Barjac, en compagnie de Yo, Roel et un autre moniteur de Thang-Ka que nous retrouvons sur la route. Jacqueline nous y rejoint avec le pique-nique. Le vent d'Ouest est soutenu, et tous décolleront face à l'aile. Festival de repose au sommet avec approches aux oreilles. Roel, Dany'Aile, Bernard et Jacky (ce dernier en parapente) font les plus hauts plafonds, avec des vols cependant très différents. Dany'Aile ira se poser à Mende, Roel repose au déco, Bernard et Jacky aussi mais après plus de deux heures en l'air, un gain d'environ 1500m et une palanquée de kms autour du Causse de Changefège. Je vole un moment avec Bernard mais, jugeant les conditions trop risquées
(orage) à mon goût, je me refuse à prendre plus de 200m de gain pour pouvoir reposer rapidement en cas de dégradation du temps. D'autant que ça monte parfois très fort (+2m/s avec les grandes oreilles - sans toutefois faire de 360). J'abandonne Bernard qui me demandera plus tard pourquoi j'ai quitté cette pompe à +7m/s !!! Fin de journée : cap chez Régis (pas celui qu'a la tête en bas) pour un méchoui/aligot suivi d'un peu de zique avec Joël à la guitare (trop fatigué, je suis allé me coucher - mais on m'a dit que les trois Calcs ont assuré en cette fin de soirée !). L'équipe de Thang-Ka avec qui nous avons passé la soirée nous informe que la CC de Dienne ne pourra avoir lieu le WE du 14 juillet (pb d'hébergement), et sera sans doute repoussée au WE du 15 août (Jo va nous le confirmer d'ici la fin de la semaine prochaine). Samedi matin, nous allons découvrir le site du Single, à l'extrémité Nord du Causse Méjan, face au déco de Paros. Le déco permet un dénivelée de 500m, est orienté Ouest, et l'atterro est le même que celui du déco de Paros (à Quézac). Comme les jours précédents, Jacqueline nous rejoint avec de quoi remplir nos estomacs (encore merci Jacqueline) et les premiers décollent... Pour faire des ploufs. Y'en a tout de même un qui, plus rusé que les autres, s'est rendu compte que ça ne tiendrait jamais et s'est précipité dans les branches accueillantes des pins au dessous du déco afin d'éviter de faire un bête plouf !!! Bernard fait un tout droit vers l'atterro avec le vario bloqué sur -2m/s ! Ceux qui restent au déco se grattent la tête... Vu la longueur de la rotation, aucune chance de faire un second vol. Une séance de parawaiting a alors lieu pour les uns, les autres se repliant sur une pente école située un peu plus loin sur le Causse. Je faisais partie du groupe des parawaiteurs, et n'ai donc pas assisté aux mini-vols et initiations faits sur la très belle pente école. Lassés d'attendre, nous décidons d'aller chercher les quatre qui ont volé et qui attendent sagement à l'atterro, puis de tenter notre chance à Chanac sur le chemin du retour vers le VVF. Nous nous rendons alors compte qu'en cette fin de journée (il est 18h00), la manche à air du déco de Paros est très bien orientée ! Mais il y a parfois de fortes bourrasques sur l'atterro. Prudence. Nous décidons finalement de monter au déco de Paros et ... ça tient ! Je fais même un petit gain de 50m mais perd tout en ralliant le sommet en espérant m'y reposer, ce que réussira Jon. Le vol se prolonge gentiment, puis je décide de perdre les 200 derniers mètres aux oreilles afin de filtrer les éventuelles bourrasques constatées plus tôt en fond de vallée. Il y a bien du zeff, mais rien de particulièrement malsain. Nous filons chez Marinette pour le dîner. Dimanche matin, nous tenons l'AG de l'AsPiC dans la salle polyvalente du VVF, puis pique-niquons. Certains commencent à rentrer chez eux, d'autres envisagent de voler encore un peu. Francis file à Paros et me téléphone :les conditions sont idéales. Je retransmet ces infos au groupe, et file rejoindre Francis à Paros avec Bernard et Richard. Sur la route, Bernard met la sono : "Smoke on the water". Ce titre fétiche lui porterait chance pour faire de beaux vols ! N'importe quoi !.. Nous retrouvons Francis, trois Cages décollent en l'intervalle d'une minute ! Et nous voila virevoltant tous les trois au dessus du déco !!! Quel pied mes amis !
D'autant que le déco s'enfonçait littéralement sous nous (calés dans du
+4m/s).
Richard (Epsilon 3, pour encore longtemps ?!) décolle un peu après mais n'arrive pas à nous rejoindre dans le thermique - fin du cycle ? Et ça monte toujours. Après 600m de gain et une dérive sur le Causse de Sauveterre, Francis retourne vers le déco aux oreilles. C'est vrais que ça développe bien au dessus, et que ça devient bien gris. Je demande à Bernard s'il ne pense pas que ça devient craignos, mais n'ai pas de réponse (sans doute pbs avec ma radio). Je lui gueule que je me barre vers le bleu, en y associant des grands signe de bras, et file vers le Nord-Ouest - accessoirement aussi vers le Serre de l'Aspic ! Bernard continue à spiraler, je suis pour ma part vent de cul et continue à monter - d'abord à 0,5m/s puis à 2m/s (j'arrive sous un petit cumulus). Bon sang, où est cette fichue croix permettant de localiser le trésor ? Je cherche à me repérer par rapport à la route, la forêt... Et voilà, elle est presque sous mes pieds (900m plus bas). Et ça monte toujours à +2 sous ce nuage ! Ni une ni deux, grandes oreilles et 360 (moyennement engagés). Je fais une dizaine de tours, arrivant furtivement à lire -6m/s sur le vario, puis stoppe pour faire le point : où suis-je par rapport au but (hauteur, distance) ? Je vois Bernard qui me rejoint et spirale également aux oreilles. Richard nous a rejoint et arrive direct, toutes oreilles dehors. Je recommence les 360 en engageant un peu plus, puis finit l'approche aux oreilles, que je relâche à 50m/s, face au vent, descendant littéralement sur place. Atterrissage sans pbs à une dizaine de mètres de la croix, trente minute après le décollage !!! Bernard se pose également. Maintenant tout deux l'aile sur la tête, nous gagnons chacun une branche de la croix, pour la beauté du geste ! Richard se pose à son tour. Bertrand et Gilles débouchent de derrière un rocher et assistent en laïve à la découverte du trésor. Le tonnerre se met a gronder, des gouttes tombent. Il était temps de poser ! Photo souvenir, pliage rapide et rush vers la voiture de Bernard. Trente secondes après, c'est le déluge ! J'exulte. Finalement, "Smoke on the water" avant de voler, c'est peut-être bien un bon truc ! Retour au VVF, retrouvailles avec les autres CCistes et clôture officielle de la CCL par Bertrand, autour d'une bonne bière. Mes amis, quelle belle CC que cette CCL ! Hervé
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