Ben et Schtroumpfette :

taille 53 !

 

   
     
       

Prologue :

Et voilà, je suis bien bas là, peut-être 30m sol, encore un cross raté, qué journée de merde. Le signe indien, la scoumoune. Mais qui est-ce qui a bien pu me la refiler, j’ai déjà raté le cross dimanche dernier, voilà que je remets le couvert

Tout avait pourtant bien commencé. J’étais le premier arrivé sur ce site très confidentiel, j’en ai profité pour installer une mini manche à air de fortune, humer les conditions du jour.

Trop fort qu’y disait le Fabrice ! Il est resté sur son terril.

Bin moi j’ai trouvé que c’était tout bon, et bien dans l’axe. A 11 heures j’ai vu les premiers cycles et la convection se mettre en place nous distillant de petits cums bien sympas, la journée allait fumer.

Puis Pascal et Titi sont arrivés, j’ai dit à Pascal « si t’y vas le premier je te suis immédiatement, la voiture est en bas, t’as les clés, on fera un premier vol », Pascal n’a pas su résister à la proposition, il était chaud comme une baraque à frites un soir de kermesse à Nonceveux, il s’est mis en l’air, a fait un cumulet dans sa sellette pour nous montrer sa joie de voler, a pris 100 puis 200 mètres, j’ai décollé immédiatement après, en rasant les broussailles sur ce déco sauvage, mais j’ai sauté dans le wagon suivant, il décalait déjà derrière le site que je cherchais encore le bon thermique, je l’ai un peu encouragé à la radio … son premier cross … depuis le temps qu’il attendait ça, je lui ai dit ma fierté de partager ça d’ou j’étais. Puis j’ai trouvé un bon thermique.

Comme je quittais le bocal, j’ai vu Titi enrouler devant le site se décaler immédiatement au dessus de la crête puis enrouler bien bas et finalement se mettre aux arbres. Son aile c’est recroquevillée et sa course s’est arrêtée. C’est malin de se mettre aux arbres sur un site si délicat au niveau autorisations de vol … enfin on ne choisit pas non plus.

« Je suis à 3 mètres sol » qu’il me dit, « qu’est-ce que je fais » ?

« Attends, je reviens poser derrière le site ».

Premières émotions :

C’est là que je me suis fait piéger, dans les rouleaux, sous le vent.

Jean-Louis dit : «descente face au vent derrière un déco venté et c’est le décrochage dynamique assuré avec abattée violente de l’aile lors de la réinstallation d’une portance ».

Moi je dis que j’aurais du tirer les oreilles à ce moment là*. L’aile est partie légèrement en arrière et puis a shooté devant presque sous mes pieds, avec une violence incroyable, en faisant une frontale qui s’est poursuivie par une grosse fermeture à droite, j’ai mis la main au secours, mais ça s’est mis à tourner très vite, j’avais 80m sol, j’ai pas tiré le secours et j’ai remis la main sur la lyre pour essayer d’ouvrir plus que les deux mètres de tissus qui était encore devant moi. J’ai complètement perdu les repères avec le sol, j’ai piqué et cabré deux ou trois fois la cage, l’aile rouvrait toujours un peu plus, quand les ¾ de l’aile ont rouvert j’ai contré la rotation, c’était comme dans un très gros 36. Le reste s’est rouvert en sortant du 36, en remettant l’aile au-dessus de la tête, j’ai touché le secours pour la deuxième fois sans encore le tirer, mais je n’avais plus que 15 m sol, j’étais à la hauteur des arbres environnants, j’ai sorti le train et posé assez sèchement à –4m/s dans un roulé. Posé vivant, posé content. Le décor m’est revenu, les bruits aussi, il y avait un geai qui criait, un merle dans les arbustes 20m devant moi, j’ai bridé l’aile qui voulait se regonfler, l’ai prise sur l’épaule, quitté la prairie, me suis dirigé vers l’endroit ou Titi pendouillait dans son arbre, me suis débarrassé de mon équipement dans un endroit abrité des regards.

On décompresse :

Pompiers, descente de Titi en échelle, décrochage du cocon, coupe des estropes pour libérer la cage de l’aile, puis coupe du chêne, récupération de l’aile. Puis Pascal qu’on n’avait plus en radio depuis un bon moment à sonné, il était posé à Spy à 40 km du déco, belle perfo, meilleure en tout cas que ma meilleure distance, j’étais content pour lui, un peu jaloux, et furax de ne pas l’avoir suivi. Ca m’a un peu changé les idées. Je me suis un peu calmé. Titi allait partir le récupérer, mais avant il allait rester un peu avec moi le temps que je redécolle, je n’étais pas encore droit dans mes bottes.

Les liégeois se sont pointés, ils venaient de Rochehaut ou c’était pas trop bon, ils se sont mis en l’air avec leur matos de compète et on rapidement fait le plafond sous une rue de nuage, ils sont partis en bande : six ou sept ailes tournant dans le thermique … des moustiques tellement ils étaient haut, petits.

C'est reparti :

Le site était vide, j’ai gonflé aux petites oreilles, les ai rapidement lâchées et j’ai décollé dès le premier pas en arrière. J’ai pris 250 m verticalement sans bouger, au-dessus du déco, face à la vallée, je n’en menais pas large, puis je me suis fait enterrer, et là c’est fini je vais poser, quelle journée de merde.

« Oui Titi, attends un peu, là je suis mal mis, on ira rechercher Pascal ensemble »

Quelques soubresauts de l’aile, le vario qui bippe, il est là à droite, quelques 8 entre le relief et le thermique, et je me refais à hauteur de la crête. Titi me dit :

« Génial Ben, du grand art ! Bon je vais rechercher Pascal à tantôt. »

Je zone encore un petit quart d’heure sur la crête sans jamais chopper de quoi me hisser plus haut que 200m, puis je rentre dans quelque chose de plus sérieux, ce n’est qu’un +1, mais ça monte vertical sans dérive, je me concentre sur mes mains pour le centrer au mieux, la musique du vario se fait plus rapide. Vario à +4 et 500m plus haut, ça se précise, et ça commence seulement à décaler, de plus en plus vite, je dérive, je passe le golf, arrête de cadencer comme un malade et laisse un peu l’aile vivre sa vie, j’ouvre le virage un peu. Le thermique est bien large, c’est assez calme (enfin c’est un thermique quand même, je lâche la main intérieure pour sortir l’appareil photo, et toujours en virant de la main extérieure, je mitraille le déco, les méandres de la Lesse, les châteaux nombreux dans le coin, et à force de faire le Murillo, je paume le thermique, je lâche l’appareil, reviens un peu en arrière et le retrouve, il s’est un peu calmé, ça monte à +1, je m’applique pour trouver le noyau, mais non, c’est du +1.

Pas un nuage dans le coin. Ma pompe me crache avec1.200m de gain. 1.450m au dessus du niveau de la mer, MSL comme disent les rosbiffes, mon plus beau plafond en Belgique. Ca secoue. C’était plus confortable dans la pompe. Je suis à la verticale de la nationale 97 Ciney-Dinant, j’ai fait 5 kilomètres. Ca y avec le plafond que j’ai, vent cul je bats le record de Belgique en Cage. Il était déjà à moi depuis 3 semaines avec 6km, la première distance en cage en Belgique. Avec un peu de chance je bats ma meilleure distance en parapente, 17 km.

Vent cul. Pas de souci de dérive, de TMA, ou de quoi que ce soit de ce coté-ci de la meuse le week-end. A gauche Anseremme ou la Lesse se jette dans la Meuse, plus en aval et plus près de moi Dinant, de l’autre coté de la Meuse, je devine l’aérodrome militaire de Florennes, pénates de la chasse belge, ou j’ai fait un vol virtuel avec Dany’aile il y a quelques semaines, plus au sud les fumées de la Centrale Nucléaire de Chooz en France et de l’autre coté celles de Thiange … la vie est belle au-dessus de 1.000m, c’est si simple on a le temps de voir venir.

Au-dessus de la cité de Gemechenne je retrouve un petit vario, Pascal est passé ici deux heures plus tôt, il l’a dit à la radio, je marche dans ses pas. Je le tiens jusqu’à la carrière de Montorgueil, deux barrettes sur le vario du petit, mais à 1.400 m que demander de plus, je fais mes ronds bien larges, c’est cool en cage , l’aile respire au dessus de ma tête et moi je fais des ronds. Pour la première fois j’associe Jean-Louis à l’un de mes vols, je pense à lui et au drôle d’engin avec lequel je suis en train de m’éclater, je repense au vrac de ce matin et me demande ce que j’aurais bien pu faire en parapente ou l’on a bien peu de possibilité d’action sur l’aile. Là avec la cage, j’ai pratiquement regonflé l’aile, puis contrer a été si facile, si efficace … c’était si violent comme aérologie.

Le vario me sort de mes méditations, il me rappelle qu’il connaît autre chose de « bip-bip » il y a aussi « tuuuuuuuut » . Je viens de passer la Meuse à Anhée, loin au nord : Godinne surplombé par le site des 7 Meuses. Je fais comme la mouche au dessus du merdier, je cherche ou c’est le plus chaud en zigzagant, je pense à Pascal : à deux ce serait plus facile … si seulement il y avait un nuage … bin là devant ! Je fonce, je pique la cage, j’accélère franchement la Cage, le salopiaud se rapproche tout en s’éloignant verticalement …finesse accélérée, c’est pas vraiment ça, hein. Je lève le pied, regarde le relief. Le bois devant Warnant orienté sud-ouest devrait donner.

Ouaip ça repart, mais ça dérive en Sud-Est, je vais finir par entrer dans la CTR de Charleroi. A ma droite le site des 7 Meuses, les liégeois sont passés sur la gauche, je passe à droite. Bioul, je perds le thermique, essaie de redresser le cross plus en Nord … je tiens pas vraiment à voir passer un Airbus sous mes pieds. Je fonce sur Annevoie ou je retrouve un thermique qui m’emmène encore en Sud-Est vers Arbre … c’est plein de lignes électriques dans ce coin-ci. A 1.400m ça zone. Zéro au vario, je fonce vent cul vers Sart St Laurent.

700 m, je suis devant le bois de haute Marlagne. Il porte bien son nom tiens, 250 m d’altitude, la même altitude que le déco que j’ai quitté il y a une heure, avec 450m sol ça passera jamais. Si je remonte en Nord, je passe sur le coté exposé à l’Est. Pour trouver le versant orienté sud-ouest, je dois contourner par la gauche et me rapprocher de l’Aéroport commercial de Charleroi, la CTR va alors peut-être me coûter la fin de cross … d’un autre coté, par la droite c’est vraiment mal exposé et je poserai certainement. Tout en gambergeant je me retrouve au dessus du bois avec 300 m sol … ça passera pas, ça passera pas, je file sur la gauche et comme prévu je retrouve un thermique, un bête +2, mais bien constant, je vois les voitures devenir de plus en plus petites. 1.300 m je dois le quitter, arrêter cette dérive vers l’ouest et foncer vers le nord, vers Floreffe. Laisser Auvelais et les cheminées de la zone industrielle sur la gauche. De toute façon ce thermique devient malsain, ça commence à brasser.

Banzai, c’est parti, transition ! Ouplà, ça secoue, ça ferme ! Bon on va se concentrer, je vole au neutre, la finesse max ne doit pas être très loin, je garde l’aile le plus possible au-dessus de la tête. 1.100 m ça se calme, je prends le temps de faire quelques photos, une carrière inondée aux reflets turquoise … eh, y’a pas que chez les pieds en l’air qu’ils ont ces couleurs là ! Ouais, bon je commence à me les geler un peu, je ferme la polaire, et la combi qui étaient restées ouvertes depuis le déco. J’ai soif. J’ai rien avec. Et la CTR de Charleroi ? Faut que j’aille vers l’Est. Et la récup ? Je recommence à gamberger. Mauvais ça, très mauvais. Je vole de plus en plus en zigzagant. En plus le vario pleure … non mais attends, ‘y a pas de raison que ça plombe comme ça, doit y avoir du thermique dans le coin, peut-être de devant le site de Floreffe, les thermiques sous le vent de la crête qui accéléreraient sur la crête en face …

Ouais, gagné : ça repart du coté de Soye … puis c’est tout bon il y des champs en dessous, ça devient de plus en plus plat. 1.450 m sol, je lâche dans une grosse abattée vite bridée ce thermique si sympa qui me tirait vers l’Aéroport de Charleroi, ça brasse de plus en plus au dessus de 1.000m. Je garde l’aérodrome de Charleroi que je devine sur la gauche et je fonce sur Spy ou Pascal s’est posé il y bientôt quatre heures. Eheheh, toujours une fois de plus que lui, avec le gaz que j’ai, je vais faire mieux. Tiens, je vais poser près du relais routier ça va être fastoche pour la récup … mouais, mais d’un autre coté si ça repart ça me rapproche encore de Charleroi … eh merde, gamberge, gamberge … Tiens tant pis, je me fais l’aérodrome de Temploux, là il y a des planeurs, donc je peux voler … et ouais mais si je dois poser là, faut respecter les consignes du terrain … pffffffff !

Bon, bin je vise entre les deux et je fonce vers Gembloux c’est plein nord, si la carte que j’ai en tête ne me trahit pas. Et en bas c’est plein de lignes électriques, et du gros en plus … bon je pose dans la prairie, là. De toute façon je vais être trop court pour la sablonnière ou j’aurais pu espérer trouver quelque chose … Quoi, qu’est-ce, que sens-je, qu’ouï-je … mémémé, ça repart, c’est faiblard en tout cas. Il était temps, à 600m – 450m sol. Tiens ma main à couper que le thermique doit partir des toits des entrepôts qui brillent au soleil, là … d’après les fumées au sol, ça doit dériver comme çà, je vais ouvrir le virage … maintenant … ouais, c’est déjà mieux, allez encore une fois … ouèèèèèèèèèèè, ça marche +1.5, encore +2 encore +1.5 oupslà, je suis allé trop loin. Ce thermique me tire toujours en Sud-Est, je suis presque dans l’axe de la piste de Charleroi.

Bon 1.300m ça brasse de plus en plus. Assez joué, je vais me rapprocher de la route Gembloux-Namur, plus facile pour la récup éventuelle … une fois posé je téléphone à ma mère qui habite à 20 km et je lui demande de me ramener à la voiture … ouais et si c’est le père, je la joue comment ? Mmmmmh. Pascal et Thierry sont certainement rentrés chez eux, il doit être 17H00 … je sais même pas l’heure qu’il est, dans mon vrac le bouton poussoir de ma montre a sauté et la montre s’est arrêtée, je l’ai rebranché au dessus de Celles. Déjà deux heures que je vole … ouais, il doit être 17H00. 500m – 300m sol je vais poser près du château là. Après il y une petite vallée ça va être plus difficile pour poser. Puis de toute façon pour Franchir Gembloux il me faut plus de gaz que ça. Bon là c’est un champ de patate, je vais me fais mal … là le fermier travaille son champ, mieux vaut ne pas provoquer … celui-là m’a l’air pas trop mal. Quelques photos : 200m sol elles vont être nettes.

Eh, oh tout doux ! C’était quoi ça ? M’a semblé que ça venait de droite. Ouais, bingo ! Un peu plus par là … et … peut-être … en … décalant … sur … ce … champ … là .. devant le bois … ouais … là … ouaaaaaaaais, incroyable ça repart, petit mais ça repart +1 eheh, je vais pouvoir passer la petite vallée et le bois +2 yeaaaaah +3 ouais c’est bon ! Bon, la ville, maintenant, tantôt je pouvais compter les étages des buildings, là c’est déjà plus haut, le thermique passe à gauche de la ville, on va continuer à enrouler, de toute façon je suis passé dans l’axe de Charleroi, là ça devrait être bon je peux repartir vers l’ouest pour éviter Bruxelles National … tu déconnes Ben, là c’est ton dernier thermique si tu poses à Grand-Manil c’est tout bon pour la récup si maman veut bien vernir me rechercher, c’est le long de la route Tirlemont-Charleroi … Pfffffff, la bonne vache commence à se faire rare, c’est plein de lignes électriques de rideaux de peupliers, mais bon, le vario ne me lâche pas +4,

Génial je suis en Hesbaye, loin de mon point de départ, dans un paysage totalement différent. 1.500m, mon meilleur plafond. Superbe, je vois Louvain au loin. Là, avec la tour blanche, au bout de cette ligne droite, Tirlemont … et sur la droite, Hélécine, ma maison. Ca fait rêver. Là Wavre, la décharge de Mont St .Guibert. J’essaie de repérer le champ d’aviation de Beauvechain, le coin ou je suis né … je ne le sais pas encore mais Didier et l’indien partis une heure avant moi y sont posés. Si je parts vent cul j’arrive fastoche à Mont St. Guibert, pays de la Vieux temps … de toute façon je n’ai pas un sous sur moi, pas de papiers. Je redresse encore vers l’Est si ça passe je contournerai Wavre par la droite, c’est moins accidenté, sur le plateau derrière ça doit repartir … oui bon tu rêves là Ben, tu vas poser là. Contre le vent je n’avance presque plus, je pique la cage ce qui ne plait ni au vario ni à mes bras. Je survole la ligne ferrovière, un ULM passe 400m sous mes pieds, je passe la grand route, un ULM passe 100 m sous mes pieds, je contourne Chastre puis fonce sur Nil St. Vincent.

50m sol ça rebippe, je rejoue le coup de Gembloux ? J’essaie un tour, mais la dérive est vraiment folle, si ça continue je vais finir dans les peupliers. Je pose en marche arrière aux oreilles au lieu dit Les Hayettes, décroche le cocon, fais une photo de ma Schtroumphette. Je sonne à maman : personne. Ma sœur : personne … bon Pascal n’a plus de batterie depuis midi, j’essaie Titi.

Epilogue :

- T’es ou ?
- Waaaaaaafff
- Quoi ?
- Wa-vre
- Tu rigoles ? Nous, on est à Dinant.
- Oui bin moi je suis à Wavre. Pascal est encore avec toi ? C’était formidable, j’ai …
- Oui tu nous raconteras ça, plus tard, on est là dans une heure, reste en radio, t’es ou exactement ?
- A coté de la grand route Gembloux Wavre, Nationale 4, près du rond point de l’université.
- Ok, va vers la grand-route on arrive, à tout de suite.

Je replie l’aile,.marche à travers champs vers la grand route, longe un étang, patauge dans la boue, fais s’envoler des Bernaches, pose mon sac le long de la route, me couche, resonne à ma sœur pour lui demander de m’apporter de l’eau, puis je me couche et médite un peu en regardant le ciel ... c’est marrant les nuages avancent vers le nord-est, on dirait que c’est sud-ouest en altitude ! Bin au sol c’est bien sud-est pourtant ! Oulà je comprends pourquoi ça brassait comme ça au-dessus de 1.000m : cisaillement !

Pascal et Titi arrivent les premiers, Thierry aura fait 300 bornes aujourd’hui dont 200 pour la récup. Ma sœur arrive tout de suite après avec des bouteilles d’eau. J’avale 1 litre d’un trait, puis encore un litre en revenant vers ma voiture. Thierry est fier pour nous deux, Pascal est heureux comme un qu’a fait son premier grand vol, je ne suis pas en reste non plus. Fabrice téléphone, il vient de mesurer sur la carte : 53km pour moi, 40km pour Pascal !

A 7km près je prenais le record du monde de distance en Cage.

 

* Félicitations à Ben pour ce très beau vol.

Rajoutons ce commentaire de JLD (sur ce premier vol en particulier) :

A quoi ça sert les oreilles???

En tirant les oreilles l'aile sort immédiatement de cette situation (360
horizontal!) Je n'étais pas présent mais une descente face au vent derrière
le déco venté c'est le décrochage dynamique assuré avec abattée violente de
l'aile lors de la réinstallation d'une portance.

Félicitation a toi pour ta sereinement et finalement sortie sans dommage...

Encore plus de félicitation pour ton cross...en CAGE!!!