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Flirter avec la manche à air

NOTA: Pour respecter le travail des auteurs, des éléments de cette page ne sont pas traduits.

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J'ai beaucoup volé sur la côte (Pacifica). L'autre jour j'étais parti pour d'autres vols sur des sites P-4 (*).
Depuis, je suis capable de faire des choses que je n'avais jamais faites jusqu'alors.

J'ai atterri en position assise (en léger dérapage), la voile au-dessus de la tête, tout en restant assis, puis j'ai redécollé.
J'ai répété la manœuvre mais en partant en avant et un peu en dessous du haut de la falaise, j'ai viré à fond en suivant la zone ascendante, je me suis fait remonter en revenant au dessus du bord de la falaise et dans le virage pour me remettre face au vent je me suis posé assis dans le cocon. J'ai contrôlé ma voile pendant quelques secondes et puis j'ai redécollé avec un peu de vitesse. J'en rêvais depuis deux ans, mais je n'avais jamais essayé; soudain j'ai senti le rythme parfait pour ces conditions laminaires et c'était parti.
J'ai passé du temps sur le décollage Walkers à flirter avec la manche à air. Je restais en stationnaire au dessus, à côté ou derrière la manche à air dans la brise établie - parfois avec les oreilles pour rester à faible altitude. En pilotant l'aile, j'essayais de dessiner un carré autour de la manche à air. C'est ainsi que j'ai vraiment commencé à travailler et à sentir les basses vitesses.
Finalement, au dessus de l'atterrissage, je me suis avancé loin devant, j'ai ralenti jusqu'à avoir une vitesse sol négative mais en maintenant une vitesse air de l'ordre de 24 km/h (15 mph - à la limite de la vitesse de décrochage de l'aile) et je suis descendu en reculant jusqu'à l'atterrissage depuis une altitude de plus de 12 m (40 pieds).
Note: en cas de décrochage, j'étais au dessus de la pente descendante d'une colline... j'avais donc davantage de marge pour récupérer un décrochage que ma description ne l'indiquait. et j'ai abandonné à plusieurs reprises soit quand j'avais trop ralenti et je devais reprendre de la vitesse soit quand je ne pouvais pas ralentir suffisamment pour atteindre l'atterro sans décrocher.

Après avoir tant volé en thermiques à Tehachapi où les ascendances sont nombreuses larges et stimulantes, j'étais sceptique sur le fait d'apprécier le vol en bord de mer.
Ces dernières semaines en bord de mer furent une révélation en essayant de décoller et d'atterrir aussi souvent que possible.
Au delà de ces petites acrobaties, le bénéfice est que dans des conditions laminaires soutenues, j'ai été capable de réduire ma vitesse air presque jusqu'au décrochage et d'affiner la sensation de mon aile à basse vitesse.
J'ai aussi été capable de "pomper" ou "décrocher l'aile par à-coups", de manière à descendre quasiment verticalement dans une bonne brise (vitesse sol nulle).
Je me représente aussi beaucoup mieux le gradient, les zones déventées et les turbulences dues au relief ... mais pas à mes dépens.

Judson CLARK
Mai 2002

(*) P-4 désigne des sites pour parapentiste confirmé (NDT)


Record de distance Belge en Cage

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