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Voler en Cage

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J'ai effectué mes dix premières heures en conditions calmes, en restitution et j'ai fait des heures de travail au sol. La Cage est incroyablement facile à piloter. Je persitais à penser qu'un singe manchot attardé et pouilleux pourrait la piloter puis mon coté sérieux a repris le dessus et je me suis mis à penser que si je me comportais comme un sac de patates cela pourrait devenir l'engin le plus difficile que j'aie eu à piloter.

En pratiquant le parapente, j'ai appris que c'est au moment ou vous commencez à avoir confiance dans votre aile que vous faites l'imbécile (une vérité pour la vie en général ?). Dans chaque circonstance, bien que la Cage soit différente d'un parapente, je l'ai trouvée plus facile et précise à faire voler. Je me suis surpris à rire comme un enfant. Les "locaux" pensaient que j'avais un grain.Cet engin SCULPTE les virages. Vous le CONDUISEZ dans l'air, vous cabrez, vous piquez, vous virez sur l'aile, vous ralentissez et tout semble parfaitement logique. Vous pouvez même vous retourner et voler en marche arrière (ajustez votre rétroviseur).

Ma première descente rapide face à la voile fut un grand frisson ! J'ai provoqué plusieurs fermetures frontales ou asymétriques durant mes 10 premières heures et j'ai été stupéfait par les caractéristiques de stabilité et de réouverture. En cas de grosse fermeture asymétrique vous ne vous inclinez pas et ne tournez pas comme cela arrive avec un parapente, vous maintenez simplement votre trajectoire, vous cabrez un peu et la voile se rouvre extrêmement vite. Par rapport à un parapente, la Cage transmet beaucoup plus d'information au pilote. Vous comprenez mieux la masse d'air, et Dieu sait combien j'ai besoin de toute l'aide possible. Je n'ai connu aucun départ en vrille ni aucun décrochage, mais je crois le fabricant quand il dit que ça prévient.

En reprenant un parapente après des heures de Cage, j'avais si peu de retour d'informations sur la masse d'air que j'avais l'impression de voler avec de grosses moufles. Voler dans des conditions vraiment fortes me faisait rêver tous les jours. Je me suis donc inscrit aux "Mexican Nationals". Je me suis demandé si je n'avais pas eu les yeux plus grands que le ventre, et je suis descendu à Iguala quelques jours plutôt pour m'entraîner. J'avais déjà volé à Iguala à cette époque de l'année et je me sentais donc en confiance dans les conditions de début de journée. Je ne me doutais pas que quelqu'un avait déjà ouvert le robinet à thermiques. Avant d'avoir compris ce qui m'arrrivait, je me suis retrouvé dans un thermique à +7 intégré. Après deux heures et 25 kilomètres tranquille, j'étais prêt pour cette compétition, avec un sourire d'une oreille à l'autre. Chaque jour fut ÉNORME ! C'était vraiment le pied de confronter la Cage à d'autres parapentes en transition ou en thermique.

En résumé je dirais que la Cage, c'est du granit poli - lisse et solide. La Cage est 15% plus petite que mon aile habituelle. J'ai remarqué que j'étais défavorisé en taux de chute en conditions légères, mais en thermique je pouvais enrouler si serré que je devais me retenir pour ne pas éjecter le pilote à l'opposé dans le thermique. La vitesse était réellement impressionnante. Piquez et vous entendez pratiquement les pneus crisser. J'ai fait une moyenne de deux heures et 25 km par jour, des varios à +7 et des gains de 1500 m, dix jours d'affilée et je n'ai pas eu le moindre problème. J'entendais l'aile vivre mais je n'ai jamais eu à intervenir. Chaque jour des thermiques canons dépassaient les capacités d'affichage de mon vario, mais la Cage n'a jamais été prise en défaut.
J'ai fini dixième, ce qui est ma meilleure performance en compétition (il y avait plus de 10 compétiteurs). Sachant que la Cage avec laquelle je volais était un modèle sortie école, je pense que c'est un bon résultat. Avant de vous laisser penser qu'on peut pratiquement voler sous cet engin en épluchant les patates, il faut quand même mettre les choses au point et dire que je prends le vol en thermique très au sérieux. J'ai été aussi actif dans mon contrôle de la Cage qu'avec un parapente. Parfois quand je rentrais dans la turbulence du thermique, je devais accélérer très activement et contrôler la voile. En plusieurs occasions, dans des conditions semblables, les choses se seraient déroulées différemment pour un pilote inexpérimenté; aussi, chez vous, ne vous attaquez pas aux thermiques de milieu de journée sans une longue période d'apprentissage.

J'ai près de 4 000 vols en parapente, la plupart en Arizona, aussi j'ai une bonne compréhension de l'air et de la façon dont une aile doit être pilotée en conditions fortes. Il ne fait aucun doute que la Cage est le parapente le plus solide avec lequel j'ai jamais volé.

Dixon WHITE
Mars 1997


Record de distance Belge en Cage

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